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DOCUMENTS

pour comprendre l’évolution du site après son abandon, au XVIIe siècle

Transcriptions de Jean Vezole, ancien secrétaire général de la SHA,

Fonds déposé aux Archives départementales du Cantal, dépouillé par Annie Rassinot, Jean-Philippe Usse, Hervé Ginalhac

 

 

 

3 E 46 (21) pièce n° 65

28 décembre 1616

 

Informations sur les abords de l'abbaye en 1616

 

Investissons de petites places à convertir en jardins devant la maison de l’abbaye.

 

A été établi en sa personne R P en Dieu  messire Charles de Noailles, évêque de Saint-Flour et abbé de l’abbaye St Géraud de la présente ville d’Aurillac, lequel, de son bon gré et parce que certain patu qui est au devant la maison de lad. Abbaye est inutile et ne sert qu’à jeter les ordures et immondices de tous les habitants qui sont voisins et voulant améliorer les biens de ladit abbaye, reconnaissant led. Sgr abbé que ladit. Place et pactu se tient de sa directe et justice, a baillé et baille par ces présentes à nouvelle investiture et emplissement à Malny Morzières et aux siens, habitants dud. Aurillac présent, lad. Place et pactu étant au devant lad. Maison de ladit

Abbaye, confront d’un côté à un jardin tenu par pe Delolm, de l’église St Géraud, et au devant avec lad rue del Boix, consent que ledit Morzières jouisse dorénavant de lad. Place et pactu et qu’il convertisse icelui en jardin, le clore ou fermer de muraille comme il verra être à faire pour son usage et commodité, à la charge de payer annuellement 5 sols de rente foncière payable chacun an à la fête de Noël, et sous réservation des autres droits de sgrie, directe et justice que led sgr a sur lad. Place et pactu  vuidé (?) – à la charge que toutes et quantes fois que led. Sgr voudra lad. Place et pactu pour édifier ou réparer lad. Maison abbatiale ou autres quand bon lui semblera, ledit Morzières sera tenu s’en désister et départir sans qu’il puisse prétendre ni demander aucune réparation, car, sans ce, ledit. Sgr n’eût faite led. Investison. Dont et de quoi ledt. Morzières a faite et fait ladite. Reconnaissance aud. Sgr

Fait et passé aud. Aurillac et hôtel de ht et puissant sgr messire Henry de Noailles, comte d’Agen, sgr de Noailles et autres lieux, bailly, gouverneur et lieutenant général pour sa majesté en ce haut pays d’Auvergne, père dud. Contractant, le 28 décembre 1616, après midy, en présences d’hont  Hommes messires  Antoine Decroso, procureur d’office dud. Sgr abé et Géraud Bonafé, procureur fiscal en l’officialité d’Arpajon pour led. Évêque d St-Flour, et Jacques Cailar, secrétaire desd. Sgr, habitants d’Aurillac, s/signés avec les parties

(Fornols, notaire royal)

 

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3E 46 (22) pièce 77

17 avril 1617

 

Mention de la maison abbatiale et de la chapelle Sainte-Anne en 1617

 

Led. Sgr évêque de st Flour et abbé de st Géraud, dans les mêmes termes que l’acte précédent se baille à nouvelle investiture et emplissement à mre Jean Lagat et  aux sier, labbé dud Aurillac, la place et pacte étant à coté de lad maison de ladite abbaye, conftd’une part à un jardin tenu par pe  Delolm, d’autre part avec jardin de Amalric Morzières et aussi avec la chapelle ste Anne de lad. Abbaye,convert que led lagat jouisse de lad place et pactu, le convertisse en jardin, le clore de muraille…à la charge de payer annuellement 1 sol de rente à la fête de Noël… » avec même autres clauses- puir reconnaissance dud Lagat   -

Fait et passé Aurillac, hôtel de mre Henry de Noailles-

Le 17 avril 1617, après midi, en présence de mes pe Boize et Ramond Laborie, praticiens d’Aurillac, s/signés avec les parties

(Fornols, notaire royal)

 

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Pièce n° 81

8 mai 1617

 

Led. Mr Charles de Noailles, évêque de Saint Flour et abbé de st Géraud « parce que  certain pactu qui est au derrière et contre les ruines de la maison abbatiale et chapelle ste Anne, est inutile et ne sert qu’à jeter les ordures et immondices de tous les habitants qui sont voisins …(comme dessus)… a baillé à nouvelle investison et emplissement à Jean Saltet et Antoine Sirier  (2 ou ?), habitants d’Aurillac, la place et pactu  étant au derrière et contre la maison abbatiale et chapelle Ste Anne, lesquelles ruines et autres dépendant de ladit. Abbaye sont à présents occupées parplusieurs habitants qui les ont converties en jardin, confrt lad. Place et pactu d’une part à un jardin tenu par Jean Lagat, au jardin de messite Jacques Bonneval, p ??, avec jardin tenu par Astorg Carrière et Margue? De Letaan, mi ?? Et auderrière la chapelle del Sépulcre », couvert qu’il en jouisse, convertisse en jardin, clore de muraille  « à la charge de payer annuellement 3 sols de rente, à la Noël, - (puis mêmes clauses- et reconnu par led Saltet

Fait et passé Aurillac, aud. Hùotel de Noailles, le 8 mai 1617, après midi, en présence de Arnaud Lamouroux, secrétaire dud  Sgr abbé, et Jean Lacarrière, clerc d’Aurillac, sous signés avec led sr abbé et les Valtet.

 

 

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3 E 9 (3) pièce n° 210

4 juillet 1623

 

Usurpation de parcelles de l'abbaye

 

Investison par le sgr abbé de jardins usurpés

 

le 4 juillet 1623, en la ville d’Auirllac, dans l’hôtel de R. P. en Dieu messire Charles de Noailles, évêque et sgr de St-Flour, abbé, comte et sgr dudit Aurillac, établie en sa personne led sgr de Noailles, de son bon gré, considérant que plusieurs particuliers de la présente ville ont usurpés plusieurs pactus dépendant de la maison abbatiale ruinée lors de premiers troubles, même un nommé Pignon, autre nommé Philip Lapendarie (?) et une femme nommé Préhouralhie ont usurpé depuis quelques temps certaines places dépendant de lad. Maison abbatiale et y ont fait un jardin chacun, sans consentement dud. Sgr, lequel pour conserver lesdt. Places occupées dépendant de lad. Abbaye a icelle investies et baillées à nouvelle pagerie (ou pagésie ?) et emphithéose à Jean Leprince, son somelier, présent et acceptant, pour icelle places occupées par les susdits Pigno, Lapenarie et lad. Pichourailhe, tenir et jouir tant et si longuement que led. Sgr voudra ou que ses successeurs voudront s’en servir ou les retirer pour eux et pour leurs usages, donnant pouvoir audit. Pichourailhe et les en poursuivre tout aisni que led. Sgr ferait ou faire pourrait, et les en poursuivre tout ainsi que led. Sgr ferait ou faire pourrait, et par devant tous juges qu’il appartiendra, à la charge néanmoins que led. Leprince paiera pour chacun desd. Jardins investis annuellement 1 sol tous de rente avec  tous droits et directe justice, tels que led. Sgr les a sur le reste de la présente ville, et à la charge aussi que lorsque led sgr ou ses successeurs voudront retirer à eux lesd jardins, led. Leprince et ceux qui auront le droit et cause de lui ne pourront prétendre aucunes réparations. Et sera led. Leprince en outre tenu faire reconnaissance aud. Sgr des susd. Jardins après qu’il les aura vendiqués des détenteurs avec leur contenu et confins au susd. cens  de 1 sol pour chaque jardin et tout autre droits  segriaux que led. Sgr a en la presente ville. Promettant aussi led. Faire jouir led. Leprince et les siens de la présente investison aux charges et conditions susdites. Car ainsi promis, juré …

Présents à ce  : honor. Homme Pr Dulaurens, secrétaire de monsgr et Bernard Demielx, marchand, demeurant aussi au service dud. Sgr, s/signés avec les parties

(Boigues, notaire royal)

 

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3 E 85 (8) piece 108

 Le 9 mars 1667

 

Mention du canal en 1667

 

Contrat par l’enfermier de St-Géraud : entretien de jardins

 

Le 9 mars 1667, à midi, Aurillac, étendu du notaire s/signé, nénérable et discrète personne messire Jean de Veyre, écuyer, sieur de Fraquier, chanoine et enfermier de l’église collégiale St-Géraud dud. Aurillac y habitant, a baillé à Jacques Angely, me Lanternier de la présente ville, ses jardins app “de la Viste”, situés proche lad. église collégiale St-Géraud, lesquels led Angely promet et s’oblige de bien et dûment cultiver, engraisser et semer, entretenie les parterres de fleurs et espaliers, aider à travailler aux réparations des murailles desd. Jardins de son travial seulement et faire manoeuvre aux maçons losque led. Sr de Fraquier voudra abaisser le petit parterre qui joint le canal et en sortir le terrain- moyennat quoi appartiendra aud. Angely toutels les herbes potagères qui se recueillerot esdits jardins, ensemble la moitié du fruit des arbres fruitires, fors et excepté 2 carreaux du grand jardin proce la maison, d’autre caarreau du jardin aboutissant à la rue del Boix

Tel que bon semblera aud. Sr de Fraquier – que led. Angely sera tenu,

Ce none dit est, de bien cultiver et ensemencer, planter et replanter

Des herbes potagères ainsi qu’on a accoutumé de faire- et en outre

Sous la réservation que fait led sr de Fraquier des muscats de la treille joignant sa maison, les basses et départements dudit grand jardin – ensemble les mures des arbres mûriers et des abricots desd. Jardins et vergers. De plus led. Sr de Fraquier permet aud Angely de jouir pendant le présent contrat fait pour 4 années commençant à prendre leur cours le 25 du courant, de la salle basse du cabinet qui est au bout de l’allée dud. Parterre, au-dessus dud. Jardin , aboutissant à lad rue del Bois, pour mettre et retirer tous les outils servant à travailler lesd jardins, que led sr Fraquier promet lui bailler, à la charge que led Angély s’obligera de les rendre à la fin du présent contrat de la même façon qu’il les recevra-comme aussi 4 ruches à miel (garnies de mouches à miel, qu’il déclare dès à présent avoir reçues dud sr de Fraquier à demi croît et profit, étant dans le jardin devers la dite rue del Bois- et promet en prendre soin et les entretenir en bon ménager et rendre dompte du crû et profit. Et ne sera loisible aud. Angely de couper ni ébrancher aucun arbre sans le su et consentement dud. Sr de Fraquier à peine… Et de plus promet led. Angely jouir et user desd. Jardins en bon père de famille et ne permettre l’entrée d’iceux qu’au dit sr du Fraquier et autres par son ordre.

Car ainsi l’ont convenu, promit … soussignés (?) Jean Labro et Antoine Laparra, d’Aurillac, s/signés avec led sr de Fraquier

(Roussy, notaire royal)

 

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3E 85 (17) pièce n°44

28 janvier 1676

 

L’état des jardins, patus, vergers, murets et leur entretien au XVIIe siècle

 

Afferme par l’infermier de jardins et vergers

 

Le 28 janvier 1676, après  midi, Aurillac, breau du notaire royal s/signé, mre Jean de Veyre, écuyer, sr de Fraquier, chanoine et enfermier de l’église abbatiale st-Géraud d’Aurillac, a acensé et affermé à Pe Picard, jardinier, demeurant présentement o la maison que le sr Charles Verdier, bourgeois, a sur le fossé du faubourg d’Aurenque de cette ville, prest et acceptt, son jardin app. « de la Viste » avec le parterre, autre jardin au-dessous et petit verger étant dans le circuit dud. Jardin, sois au derrière de la maison aussi nommée «  de la Viste », dans la rue du monastère, pour le temps et espace de 4 années consécutives commençant à prendre leur cause à la tête de N. D. de mars prochain, sous liberté respective du départ au bout des 2 premières années en s’avertissant 3 mois auparavant. Et pendant la subsistance de ce bail, led. Sr de Fraquier a baillé et délaissé aud Picard le cabinet qui est au bout dud petit verger et pour son logement, à la réserve toutefois de l’étage du milieu, de laquelle led Picard ne  pourra se servir que de passage pour le service des autres. Et pour ce qui concerne led Picard, icelui promet d’entretenir en fort bon état led jardin, avoir un soin particulier des arbres, fleurs, espaliers, bordures, allées qui y sont, et Enfin accommoder et remettre ce qui y sera nécessaire le plus proprement que faire se pourra, sans que led sr de Fraquier soit tenu de lui fournir que le fumier de son écurie et les outils nécessaires pour entretenir les arbres, fleurs et allées. Desquels outils il se chargera lors de la délivrance, pour les rendre à la fin de ce bail. Des ruches à miel qui sont au jardin de dessous, la cire appartiendra aud sr du Fraquier et la moitié du miel aud Picard, auquel demeurera en propre toutes les prunes du jardins de dessous et petit verger- à condition qu’il ne pourra rien prétendre sur les muscats, poires, pommes, noisettes, abricots et autres fruits des arbres desd jardins et verger-desquels il prendra garde qu’aucune personne n’en touche. Comme aussi qu’on n’ait entrée par aucun endroit desd jardins et verger, pour quel sujet que ce soit, hormis que ce ne soit par exprès consentement  dud sr du Fraquier- auquel led Picard s’oblige de fournir et bailler pour toute sa maison les herbes potagères qui leur seront journellement nécessaires –sans néanmoins que les domestiques de la maison dud sr du Fraquier puissent rien toucher qu’icelui Picard nele leur baille de sa main ou de celle des siens. Et pou les racines qu’il faut tirer l’hiver de la terre, comme oignons, blettes raves et autres, en cas qu’il y en ait dans led jardins, elles se partageront. Promettant led  Picard  user et jouir lesd jardins, verger et cabinet en bon et fidèle ménager, même n’émonder ni ébrancher aucun arbre, si ce n’est du vouloi dudit sr du Fraquier. Et quand il en émondera, les dépouilles seront aud sr du Fraquier, lequel promet le faire jouir paisiblement à peine de tous dépens, dommages d’activité

Ps :Pr Vialar et Ante Pépin, praticiens, d’Aurillac, s/signés avec led sr de Fraquier.

(Roussy, notaire royal)

 

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3 E 51 9 pièce 37

22 mai 1640

 

Sujet : pierres des ruines du monastère

 

Déclaration du doyen

 

Déclaration du doyen contre les syndics de l’église collégiale (pierres des ruines du monastère ….)

Le 22 mai 1640, avant midi, Aurillac, par devant le notaire et témoins bas-nommés, a été établi en sa personne Mre Jean de Naucaze, sr de la Placette, doyen de l’église collégiale de Saint-Géraud d’Aurillac, qui ayant compris en personne maitre Antoine Delon, chanoine et scindic l’année présente de la dite église, trouvé en place publique de la dite ville, et ce tant pour lui que pour Me Antoine de Veyre, chanoine aussi scindic et son consort; auquel il doit le faire savoir, et tant leur nom propre que en qualité de bailes et scindics, leur a remontré que sous prétexte d’une ordonnance par eux et autres chanoines dudit chapitre obtenue, portant permission de faire passer et transporter par la porte et basse-cour de la maison du doyenné quelque pierre d’une muraille tombée peu de jours devant, dépendant des ruines du monastère, joignant le ruisseau appelé « le canal des moulins », de laquelle ils disaient vouloir paver l’église, quoique la réparation d’icelle fût plus nécessaire pour empêcher que les chapelles de la dite église n’achèvent de tomber, et que ladite pierre fût plus propre à ladite réparation qu’à paver, voire que le service divin destitué de livres et ornements fût aussi préalable audit pavé, et sans y appeler et faire contribuer ceux qui sont tenus à la contribution de la plus grand-part des frais d’icelui. Après laquelle entreprise exécutée par voie de fait de la part desdits chanoines, nonobstant les offres par ledit Sr doyen faites sur ledit transport de pierre et appellation par lui interjetées de ladite ordonnance, et nonobstant comme de juge incompétent, sur lesquelles et sur les excès commis par les chanoines contre leur doyen, il s’est pourvu en la cour de parlement suivant les protestations que leur en fit dès lors. En haine de quoi lesdits Veyre et Delon et quelques autres chanoines lui ayant enlevé la grand-porte du doyenné pour y entreprendre et exécuter plus aisément tout ce que bon leur semblerait, ont entrepris d’emporter quantité de pierre dépendant de la maison, jardins et autres aisances dudit doyen, avec menace de lui abattre et mettre par terre les murailles bâties à chaux et sable, tant celle qui répond sur la grand-rue que celle de son jardin, nécessaire à la conservation de la maison dudit doyenné, y joignant et attenant, en telle sorte que ladite maison ne pourrait subsister sans les lad muraille dud. Jardin, et emporté la pierre, quoique nécessaire à la conservation et réparation de la maison dud. Doyenné, menaçant une chute prochaine, et qui fut déjà arrivée, si les réparations  que le d Sr doyen a faites depuis son installation au d. bénéfice, (ores) que les d chanoines aient d’ailleurs vu grande, immense quantité de pierre de lad. ruine dud. Monastère tant cachée et ensevelie que apparant dedans les patus et lieux de grand-étendue détenus par led. De Veyre, outre celle qu’il a employée à faire de grosses et inutiles murailles at d. patus pour en faire des parterres et jardinages- et outre grande quantité d’autre pierre que les chanoines ont donné à tous les habitants de lad. Ville qui en ont voulu pour fermer leurs jardins et bâtir maisons. Et néanmoins lesd. De Veyre, Delon et autres viennent journellement fouiller encore par malice dans les jardins et autres aisances dud. Doyenné pour lui emporter la pierre nécessaire à la réparation qu’il est contraint de faire aud. Doyenné. A cause de quoi et que led. Veyre a pareillement entrepris de fermer audi sr doyen avec pierre et terrain pourrissant l’une des portes par laquelle le passage qui était au coin de lad. Écurie, ses devanciers jouissaient de la propriété du lieu appelé « Pradet » comme pour aller à l’église plus commodément, et en assurance. Duquel lieu du ¨radet, led. Sr de Veyre s’est emparé pendant que lui et autres chanoines détenaient par procès à Paris led. Sr doyen pour poursuivre l’arrêt qu’il a contre eux obtenu le 19 juin dernier par lequel lesd. Chanoines ont été déboutés de l’opposition formée pour raison de la maison du doyenné, chambre, jardins et autres lieux, aisances et commodités, jouir par les prédécesseurs dud sr doyen, qui, par les susd moyens et entreprises, étant de plus en plus troublé journellement par lesd de Veyre, Delon et autres  en ce qu’il a été maintenu en la our de Parlement, proteste contre chacun d’eux en leu nom propre et privé, les poursuive en contravention aux arrêtes de la Cour, et de tous dépens,  domage et interets souffert ou à souffrir, tant par la ruine de sa maison que autrement en quelque sorte de manière que puisse être, même par faute d’ôter lesd. Pierres et terrain dont led. De Veyre a enterré la porte dud. Pradet, remettre le passage et muraille dud. Pradet  et toutes autres choses en l’état qu’elles étaient lors de leur opposition, et souffrir aud. Sr doyen la jouissance des d lieux et aisance dépendant dud doyéné tout ainsi que  f..aient ses devanciers et lui-même avant lad. Opposition. – A quoi led. Sr Delon, ensemble led. Sr de Veyre, auquel leprésent acte a été par moi (replié) en parlant en sa personne, trouvé à la place publique de la présente ville, ont fait réponse que le présent acte est rempli de faits supposés et clomnieux ainsi qu’ils feront voir en temps et lieu et par devant qui il appartiendra – et que led. Sr requérant se doit pourvoir en justice sur ses appellations ou autrement ainsi que bon lui semblera, ou led. Sr de Veyre et Delon, en lad. Qualité de bailer feront voir les justes moyens et raisons dud chapitre. Et led sr doyen a soutenu les faits par lui déduits au présent acte contenir vérité. Et lesd. Srs Veyre et Delon au contraire et ont persisté en leur réponse. Dont et du tout lesd parties n’ont requis acte que leur ai octroyé pour leur servir ce que raison. Le tout fait en présence de me Antoine . Alez, praticien, et Géraud Lacarrière, dud. Aurillac, s/signés avec led. Sr doyen, de Veyre, Delon

Garrigue, notaire royal